Chiffres 2026

Les chiffres de l'IA et de l'automatisation dans les TPE et PME

Quatre enquêtes publiques, quatre réponses différentes. J’ai repris leurs chiffres à la source, je les ai comparés, et j’y ajoute ce que je vois en formation : la part des entreprises qui automatisent vraiment reste très faible.

Utilisent l'IA

40 % des TPE et PME

Automatisent avec l'IA

9 % des TPE et PME

Gain de productivité constaté

31 % des entreprises qui l'utilisent

Sources

France Num, Insee, Banque de France, Bpifrance

Par Laurent Wiart, formateur IA et automatisation · Mis à jour le 7 novembre 2026

L'essentiel en bref

Combien de TPE et PME utilisent vraiment l'IA ?

Quatre sur dix, selon l’enquête qui les vise le plus directement. Les autres enquêtes donnent de 18 % à 67 %, parce qu’elles ne posent pas la même question aux mêmes entreprises.

ComparaisonMême sujet, quatre réponses

SourceChiffreCe qui est mesuré
France Num40 % des TPE et PMEAu moins un outil d'IA à des fins professionnelles, gratuit ou payant. TPE et PME, 9 655 réponses, mars et avril 2026. Voir le rapport.
Bpifrance55 % des TPE-PMEIA générative seulement : 17 % en usage régulier, 37 % en usage occasionnel. Entreprises de 1 à 249 salariés, 4 722 réponses, fin 2025. Voir le communiqué.
Banque de France67 % des entreprisesIA générative seulement, surtout un usage limité ou expérimental. Entreprises de 20 salariés et plus, hors commerce et finance, environ 7 000 réponses, début 2026. Voir la publication.
Insee18 % des entreprisesAu moins une technologie d'IA parmi huit types. Entreprises de 10 salariés ou plus, hors agriculture, finance et assurance, 11 000 entreprises, début 2025. Voir la publication.

Ces chiffres ne se contredisent pas. Ma lecture : trois choses les séparent.

La date. L’Insee décrit le début de 2025, les autres la fin de 2025 ou le début de 2026. Or France Num passe de 26 % à 40 % en un an.

La taille. Plus une entreprise est grande, plus elle utilise l’IA, et seuls France Num et Bpifrance comptent les plus petites.

La question. Utiliser « un outil » ou « une technologie » d’IA n’appelle pas la même réponse. Chez France Num, 52 % des entreprises qui utilisent l’IA se contentent de solutions gratuites.

L’écart se voit sur une même taille : pour une entreprise de 20 à 49 salariés, l’Insee donne 15 % en 2025 (10 à 49 salariés), France Num 58 % et la Banque de France 64 % en 2026.

L'IA selon la taille de l'entreprise

Part des entreprises qui utilisent au moins un outil d’IA.

Par taillePlus l'entreprise est grande, plus elle s'y met

TailleUtilisent l'IASource et comparaison
1 à 4 salariés36 %France Num 2026.
5 à 9 salariés44 %France Num 2026.
10 à 19 salariés48 %France Num 2026. L'Insee donne 15 % pour les 10 à 49 salariés, en 2025.
20 à 49 salariés58 %France Num 2026. La Banque de France donne 64 % pour l'IA générative, début 2026.
50 à 249 salariés62 %France Num 2026. L'Insee donne 31 % en 2025.

Face à l’Europe, les entreprises françaises de 10 à 49 salariés restent un peu en retard : 15 % contre 17 % dans l’Union européenne. Celles de 50 à 249 salariés sont à 31 % contre 30 %, et les plus grandes à 58 % contre 55 % (Insee, enquête 2025).

L'IA selon le secteur d'activité

Le numérique arrive en tête dans ces enquêtes. Les métiers de terrain suivent de loin. Les deux nomenclatures sont proches, mais pas identiques.

L’âge du dirigeant compte aussi : 57 % des entreprises utilisent l’IA quand il a moins de 30 ans, 49 % de 31 à 40 ans, 36 % de 51 à 60 ans, 31 % de 61 à 70 ans. Et les entreprises qui vendent à d’autres entreprises l’utilisent plus que celles qui vendent aux particuliers : 48 % contre 33 % (France Num 2026).

À quoi les TPE et PME utilisent l'IA

Selon France Num, les usages se concentrent sur la production de contenu. Part de l’ensemble des TPE et PME, en 2026 :

UsagesDu plus fréquent au plus rare

PartUsageDétail
34 %Générer du texte, de la voix ou des images31 % des TPE, 47 % des PME. En hausse de 12 points en un an.
24 %Chatbot, assistant, recherche d'informations22 % des TPE, 33 % des PME. En hausse de 10 points.
14 %Analyser et classer des documents12 % des TPE, 22 % des PME. En hausse de 8 points.
11 %Analyser des données, prévoir, optimiser les ressources10 % des TPE, 18 % des PME. En hausse de 6 points.
9 %Automatiser des tâches8 % des TPE, 15 % des PME. En hausse de 4 points.
4 %Contrôler la qualité, détecter4 % des TPE, 7 % des PME. En hausse de 3 points.

La Banque de France fait le même constat à partir de 20 salariés : l’adoption passe d’abord par des usages simples de rédaction, de synthèse et de préparation de documents.

Sur le terrain

Je retrouve ce constat dans mes formations. En début de session, 7 ou 8 participants sur 10 utilisent déjà ChatGPT ou un équivalent, pour écrire, chercher une information ou poser une question ponctuelle.

L'automatisation, le grand écart

Quatre TPE et PME sur dix utilisent l’IA, moins d’une sur dix s’en sert pour automatiser. Ma lecture : la plupart s’en servent pour écrire plus vite, très peu lui confient une tâche de bout en bout.

AutomatisationCe que mesurent les enquêtes

SourceChiffreCe qui est mesuré
France Num9 % des TPE et PMEutilisent l'IA pour automatiser des tâches : 8 % des TPE, 15 % des PME, en 2026.
Insee4,5 % des entreprises de 10 personnes ou plusutilisent une IA qui automatise des tâches ou aide à la décision, en 2025. Soit 3,1 % sous 20 personnes, 4,1 % de 20 à 49, 7,4 % de 50 à 249 et 25 % à partir de 250. Ces pourcentages sont mon calcul, à partir des effectifs du tableau 5 de l'enquête.
Par secteurDe 1,7 % à 16,9 %Construction 1,7 %, activités spécialisées 7,1 %, information-communication 16,9 % (même tableau de l'Insee, mon calcul).
Robots5 % des TPE et PMEont une solution d'automatisation de la production ou des robots, de 4 % à 16 % selon la taille (France Num 2026).

Ce qu’aucune enquête ne dit. Je n’ai trouvé aucune statistique publique sur l’automatisation sans IA dans les TPE et PME françaises : les scénarios construits avec Make ou n8n, par exemple, ne sont mesurés nulle part. Ces chiffres sous-estiment donc peut-être la réalité.

Pourtant, c’est là que le gain devient collectif : une tâche automatisée ne dépend plus de la discipline de chacun. Pour estimer ce que cela représenterait chez vous, le calculateur de ROI donne un ordre de grandeur en deux minutes, et Make ou n8n : lequel choisir ? aide à choisir l’outil.

Sur le terrain

Dans mes formations, 1 participant sur 10 au mieux a déjà automatisé quelque chose. C’est le même ordre de grandeur que les 9 % de France Num, même si je ne mesure pas exactement la même chose.

Ce qui freine les entreprises

Celles qui n'utilisent pas l'IA

  • 71 % n’en voient pas l’utilité (Insee).
  • 54 % évoquent un manque d’expertise (Insee).
  • 49 % manquent de cas d’usage, à partir de 20 salariés (Banque de France).
  • 38 % citent la protection des données, 32 % les coûts (Insee).

Celles qui l'utilisent déjà

  • 53 % évoquent un manque d’expertise (Insee).
  • 43 % s’inquiètent pour leurs données (Insee).
  • 42 % manquent de clarté juridique (Insee).
  • 33 % citent le manque de compétences techniques, à partir de 20 salariés (Banque de France).

Le premier obstacle n’est donc pas le prix : la Banque de France juge le coût secondaire. C’est de savoir à quoi l’IA servirait, puis comment la mettre en place.

Côté compétences, 51 % des TPE et PME qui utilisent l’IA disent en disposer, 18 % cherchent à en acquérir, et 31 % n’en ont pas et n’ont pas de projet pour en acquérir (France Num 2026).

Pour avancer, j’ai rassemblé les questions à se poser avant de former ses équipes. Une formation peut aussi être financée par l’OPCO ou le FAF.

Sur le terrain

C’est aussi ce que je vois : le manque de connaissance, et surtout l’incompréhension de ce que l’IA peut faire.

Pour moi, c’est la pire interface du monde : une boîte vide où l’on tape du texte, avec « Comment puis-je vous aider aujourd’hui ? ». Personne ne peut deviner ce qu’elle sait faire pour son métier, ni comment le demander.

Peu de personnes vont au-delà de générer du texte ou des images, de faire des recherches et de poser des questions ponctuelles.

Ce que l'IA rapporte vraiment

Productivité. Selon la Banque de France, 31 % des entreprises qui utilisent l’IA générative constatent déjà un gain de productivité, et 41 % pour l’IA non générative. Elle juge ces effets « limités » à ce stade, et les entreprises en attendent davantage dans les trois prochaines années.

Impact perçu. 68 % des TPE et PME qui utilisent l’IA estiment que l’IA a un impact positif sur leur entreprise : 84 % avec des solutions payantes, 56 % avec des solutions gratuites (France Num 2026). Ce lien ne prouve pas que payer suffit : il peut simplement refléter un usage plus avancé.

Temps gagné. Je n’ai trouvé dans ces enquêtes aucune mesure en heures. Les chiffres ci-dessous viennent donc de mes propres projets.

Ce que je vois sur le terrain

Plus de 1 000 apprenants formés, 150 entreprises accompagnées, une note de 5,0 sur 35 avis Google. Ce qui suit vient de mon expérience, pas d’une enquête : ce sont des ordres de grandeur, et mes participants sont déjà intéressés par le sujet. Ne les comparez pas aux moyennes nationales.

En formationMes ordres de grandeur

Au départ

7 ou 8 sur 10

utilisent déjà ChatGPT ou un équivalent.

Au départ

1 sur 10 au mieux

a déjà automatisé quelque chose.

En 2 jours

2 à 3 besoins automatisés

C’est l’objectif que je me fixe à la fin de chaque formation.

3 mois après

Toutes tournent encore

Chez les clients que je suis, et ils en ont créé d’autres, car ils ont attrapé le virus 😉

Je commence petit, volontairement. En 2025, un rapport du MIT a fait grand bruit : 95 % des organisations ne tireraient aucun retour de leurs investissements en IA générative. Son échantillon est réduit et ses résultats sont présentés comme préliminaires, mais il m’a conforté dans ma méthode.

Ma conviction personnelle : le problème ne vient pas de l’IA, mais de projets trop ambitieux. Il vaut mieux commencer par quelques tâches rapides à automatiser, qui apportent déjà de la valeur à l’entreprise.

Je pars de la tâche qui rapporte le plus. Il n’y a pas de tâche type : un diagnostic identifie, client par client, celle qui offre le plus fort levier de gain de temps et d’efforts. On l’automatise ensemble pendant la formation, pour apprendre en faisant.

C’est aussi ce qui montre que l’IA sert à bien plus que générer du texte ou des images : sur certaines tâches, le gain de productivité se compte en ordres de grandeur.

RésultatsSix cas, pas une statistique

Seyos

2 000 h par an rendues aux équipes

Quatre mille entretiens par an, une demi-heure de retranscription et de notes pour chacun. Voir le projet.

IFIS Groupe

1 025 h par an reprises

L’équivalent de 146 journées, ou 0,7 poste à plein temps. Voir le projet.

Paloma Consulting

De 1 h 30 à 1 minute par dossier OPCO

Les documents sont générés d’un clic depuis le logiciel métier. Voir le projet.

Euronet

De 6 à 8 mois à 5 heures

La recherche d’emplacements, confiée à une compétence Claude construite sur mesure. Voir le projet.

Cabinet Cavallaro

De plusieurs journées à 15 minutes

Trois mois de publications préparés, texte et illustrations compris. Voir le projet.

Design 3D

De 30 minutes à 3 minutes

Une pièce simple générée dans Fusion 360, avec son rapport de conception. Voir le projet.

Ce qui surprend le plus. La découverte de tout ce qui est possible. Je fais ouvrir les yeux aux dirigeants en direct, et ils sont souvent incrédules devant les résultats.

Ma philosophie. « Donne un poisson à quelqu’un, il aura à manger aujourd’hui. Apprends-lui à pêcher, il aura à manger toute sa vie. » Trois mois après, c’est ce que je constate chez les clients que je suis : les apprenants utilisent l’IA par eux-mêmes, et leurs automatisations se multiplient.

Et en Nouvelle-Aquitaine ?

Je n’ai trouvé aucun chiffre public pour la région. Le rapport France Num redresse ses résultats par région, mais ne les publie pas région par région, et les tableaux de l’Insee n’en donnent pas non plus.

Une aide locale existe en revanche : le diagnostic IA de 14 heures d’Opco EP et de la Région, pour les entreprises de moins de 250 salariés qui relèvent d’Opco EP. Sous 50 salariés, il est financé à 50 % par Opco EP et à 50 % par la Région. De 50 à 249 salariés, la Région en finance la moitié.

Dans le Sud-Ouest, je forme les entreprises dans les Landes, au Pays Basque et à Bordeaux.

Méthode et sources

Chaque chiffre de cette page a été lu dans la publication d’origine, avec son année et son champ. Aucun chiffre d’enquête ne vient d’un article qui en cite un autre. Seule exception : le rapport du MIT, cité d’après un article qui le résume.

SourcesLes quatre enquêtes

Crédoc, DGE

Baromètre France Num 2026

TPE et PME, 9 655 réponses (2 869 PME, 6 786 TPE), en ligne et par téléphone, du 23 mars au 18 avril 2026. Marge d’erreur inférieure à 1 %. Lire le rapport.

Insee

Insee Première n° 2120, enquête TIC 2025

Entreprises de 10 salariés ou plus, secteurs principalement marchands hors agriculture, finance et assurance, 11 000 entreprises, situation au premier trimestre 2025. Paru le 21 juillet 2026. Lire la publication.

Banque de France

Bulletin n° 266, article 1

Entreprises de 20 salariés et plus, industrie manufacturière, bâtiment et services marchands non financiers hors commerce, environ 7 000 entreprises, du 25 février au 3 avril 2026. Lire la publication.

Bpifrance

82e baromètre de conjoncture des TPE-PME

Entreprises de 1 à 249 salariés, 4 722 réponses, du 5 novembre au 2 décembre 2025. Paru le 13 janvier 2026. Lire le communiqué.

Quand deux documents diffèrent, je retiens le plus détaillé. Le communiqué France Num du 28 septembre annonce 11 % pour l’automatisation des tâches, 13 % pour l’analyse de documents et 85 % d’impact positif avec du payant. Le rapport final du 2 octobre donne 9 %, 14 % et 84 %. Ce sont les chiffres du rapport qui figurent ici.

Mes propres chiffres. Les ordres de grandeur de la section « Ce que je vois sur le terrain » sont mes estimations de formateur, et les résultats viennent de mes projets publiés. Ils ne sont pas représentatifs des TPE et PME françaises.

Mise à jour. Je reprends cette page à chaque nouvelle édition : Bpifrance en janvier, Insee en juillet, France Num fin septembre.

Citer ces chiffres. Citez de préférence la source d’origine, et cette page pour la comparaison. Une erreur ? Écrivez-moi à laurent@eksplodo.fr.

FAQ

Questions

Une autre question ? Me contacter.

40 % des TPE et PME utilisent au moins un outil d’IA en 2026, selon le baromètre France Num : 38 % des TPE et 53 % des PME.

Parce qu’elles ne visent ni les mêmes entreprises, ni la même année, ni la même question. L’Insee donne 18 % à partir de 10 salariés pour 2025, la Banque de France 67 % pour la seule IA générative à partir de 20 salariés début 2026.

9 % des TPE et PME, selon le rapport France Num 2026 : 8 % des TPE et 15 % des PME. C’est quatre fois moins que la part des entreprises qui utilisent l’IA.

Ne pas savoir à quoi l’IA leur servirait, puis le manque d’expertise. Selon l’Insee, 71 % des entreprises qui n’utilisent pas l’IA n’en voient pas l’utilité, et 54 % évoquent un manque d’expertise. La Banque de France juge le coût secondaire.

Une partie d’entre elles le constate déjà : 31 % des entreprises qui utilisent l’IA générative observent un gain de productivité, selon la Banque de France, qui juge ces effets encore limités.

Je n’ai pas trouvé de chiffres publics : ni le rapport France Num ni les tableaux de l’Insee ne donnent de résultat pour la région.

Laurent Wiart, formateur et consultant en automatisation et intelligence artificielle

Qui a rassemblé ces chiffres

Je suis Laurent Wiart, formateur IA et automatisation installé dans les Landes. Vingt-six ans dans le digital, plus de 1 000 apprenants formés, 150 entreprises accompagnées, et une note de 5,0 sur 35 avis Google.

J’ai rassemblé ces chiffres parce que mes clients me les demandent, et parce que ceux qui circulent sont souvent sortis de leur contexte. Ma façon de travailler est décrite dans ma charte éditoriale.

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