Projet - Claude et Fusion 360 : modéliser une pièce à partir de photos en 3 minutes, rapport compris

Mis à jour le 3 octobre 2026
Projet - Claude et Fusion 360 : modéliser une pièce à partir de photos en 3 minutes, rapport compris - eksplodo.fr

Sommaire

Reproduire une pièce existante dans Fusion 360, c’est relever ses cotes, poser les esquisses, puis construire les volumes un à un. À la main, il faut compter 30 minutes pour une pièce simple, et beaucoup plus pour une pièce complexe accompagnée d’un rapport de conception avec vues en coupe. Avec Claude branché sur Fusion 360, la même pièce et son rapport sortent en trois minutes.

Ce résultat est né d’une journée de formation avec un designer qui conçoit et imprime en 3D des pièces techniques. Voici comment Claude pilote le logiciel, ce qui reste entre les mains du designer, et ce que cela change pour un bureau d’études. Le détail est sur la page du projet de design 3D dans Fusion 360.

Modéliser une pièce existante : du temps de saisie, répété à chaque pièce

Une bonne part du travail d’un designer en impression 3D part d’une pièce qui existe déjà. Il faut la reproduire, l’adapter, ou en tirer une variante. Dans Fusion 360, cela veut dire relever les cotes, dessiner les esquisses, extruder, percer, ajouter les nervures, puis tout vérifier.

Prenons la pièce de ce projet : un plateau rond avec son moyeu, ses bossages et ses nervures. Il faut compter une demi-heure de modélisation à la main. Rien de difficile : du temps de saisie, répété à chaque nouvelle pièce. Et quand la pièce se complique, ou qu’il faut en plus rédiger un rapport de conception avec vues en coupe, le temps s’allonge d’autant.

C’est exactement le genre de tâche qu’un assistant capable de piloter un logiciel absorbe bien : un travail précis, répétitif, dont les étapes sont connues d’avance. Les choix de conception, eux, restent humains.

Modéliser une pièce dans Fusion 360 avec Claude à partir de photos - eksplodo.fr

Le branchement : Claude prend la main sur Fusion 360, sous contrôle

La formation portait sur l’IA en entreprise, et une partie de la journée a été consacrée au design 3D. Premier apprentissage : brancher Claude sur le logiciel. Le serveur MCP de Fusion 360 s’active dans les préférences du logiciel, puis Fusion est ajouté comme connecteur dans Claude.

Un réglage compte plus que les autres : les actions qui modifient un document sont réglées sur « Nécessite une approbation ». Rien ne s’écrit dans Fusion 360 sans un clic de validation du designer. L’IA propose, l’humain valide, à chaque étape.

Le principe : des photos de la pièce au modèle paramétrique

La demande : quelques photos et un mètre ruban

Quelques photos de la pièce, de face, de côté et de dessous, prises à côté d’un mètre ruban. Le mètre donne l’échelle dont l’IA a besoin pour déduire les cotes.

Pièce technique imprimée en 3D photographiée avec un mètre ruban pour l’échelle - eksplodo.fr
La pièce d’origine, photographiée de face, de côté et de dessous à côté d’un mètre ruban qui sert d’échelle.

Ce que fait Claude : déduire les cotes et construire la pièce

Dans Claude Cowork, Claude analyse les images, en déduit les cotes, puis construit la pièce dans Fusion 360 : diamètre, épaisseurs de paroi et de plateau, hauteurs du moyeu, des bossages et des nervures. Esquisses, volumes, perçages, nervures : il pilote le logiciel par son connecteur MCP. Chaque cote devient un paramètre nommé du document, neuf au total.

Ce qui en sort : un modèle paramétrique, un STL et un rapport

Le modèle est dans Fusion 360, prêt à être modifié, là où le designer le retravaille d’habitude. Le fichier STL part vers l’impression. Et un rapport Word documente la pièce avec ses vues en coupe.

Schéma de la modélisation d'une pièce par Claude dans Fusion 360 à partir de photos - eksplodo.fr
Des photos de la pièce au modèle paramétrique, au fichier STL et au rapport de conception.

De l’essai à la méthode : une compétence Claude

Un essai réussi ne suffit pas : il faut pouvoir le refaire. De cet essai est née une compétence Claude, « design-3D ». On lui donne les photos d’une pièce ; elle génère le modèle dans Fusion 360, enregistre le fichier STL et rédige un rapport Word de création, avec des vues en coupe.

Le rapport n’est pas un simple résumé : page de garde, objet et description de la pièce, mise en plan cotée, coupes et détails. Sur la pièce de ce projet, il compte neuf pages.

Modèle 3D paramétrique généré par Claude dans Fusion 360 et ses paramètres - eksplodo.fr
Le modèle généré par Claude dans Fusion 360, et ses neuf paramètres nommés.

Ce qui a changé dans la conception

IndicateurAvantAprès
Modélisation d’une pièce simple30 minutes à la main3 minutes
Relevé des cotesmesures reportées à la maindéduites des photos et de l’échelle
Variante d’une piècereprendre le modèlechanger un paramètre
Documentation de la pièceà rédiger à partrapport Word avec vues en coupe
Temps de conceptionréférencedivisé par 10

C’est ce facteur dix qui change la nature du travail : il permet d’industrialiser la conception, au lieu de la refaire à la main pièce par pièce.

Rapport de conception Fusion 360 du flasque FLQ-080-01, coupe et détail - eksplodo.fr
Une page du rapport de conception rédigé par la compétence : coupe A-A et détail d’un trou de fixation.

Ce qui reste humain : vérifier les cotes et valider

Les cotes sont déduites de photos. Elles forment une ébauche précise à un demi-millimètre ou un millimètre près, et le rapport liste celles à confirmer au pied à coulisse. C’est le designer qui vérifie, qui valide chaque modification dans Fusion 360, et qui décide de ce qui part à l’impression 3D.

Claude se charge de la modélisation répétitive ; les choix de conception restent ceux du designer. Il ne change pas de logiciel pour autant : le modèle arrive dans Fusion 360, là où il travaille déjà.

Ce que le designer fait seul aujourd’hui

Le modèle est paramétrique, et c’est ce qui compte pour la suite. Pour une variante plus haute ou plus large, il suffit de changer une valeur dans la table des paramètres de Fusion 360 : la pièce se recalcule. Pour une pièce nouvelle, la compétence prend le relais : des photos en entrée, un modèle, un STL et un rapport en sortie.

Votre entreprise est-elle dans la même situation ?

Ce projet concerne l’impression 3D, mais la logique vaut pour tout logiciel métier qu’on alimente à la main. Quelques questions :

  • Reproduisez-vous souvent des pièces ou des documents qui existent déjà ? C’est le signe d’un travail de saisie qu’un assistant peut prendre en charge.
  • Vos étapes sont-elles toujours les mêmes ? Relever, dessiner, extruder, documenter : une suite connue d’avance se transforme bien en compétence réutilisable.
  • Rédigez-vous la documentation à part ? Si le rapport se refait à chaque pièce, il peut sortir en même temps que le modèle.
  • Votre logiciel accepte-t-il un connecteur MCP ? Vérifiez-le pour le vôtre : c’est la condition pour que Claude puisse le piloter, avec votre validation à chaque modification.

Le faire soi-même, ou le faire faire

Brancher Claude sur un logiciel métier par un connecteur MCP, puis en tirer une compétence réutilisable, s’apprend pendant la formation IA générative et agentique. Elle peut être prise en charge par votre OPCO.

Si vous voulez d’abord savoir quelles tâches de votre bureau d’études s’y prêtent, un audit gratuit de 30 minutes suffit à repérer celles qui vous coûtent le plus de temps.

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Laurent Wiart
26+ années d'expérience dans le digital, je forme et accompagne les TPE et PME en automatisation et en intelligence artificielle. Make Expert niveau 5, certifié Airtable et Anthropic, chef de projet d'une solution lauréate du prix Galien MedStartUp, co-auteur d'un brevet US, plus de 1 000 apprenants formés et 150 entreprises accompagnées depuis 2021.En savoir plus

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